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La guerre PS – PTB est déclarée pour Molenbeek et Charleroi

31-10-2018   Detry Noélie

 

L’Hôtel de Ville de Charleroi, où se sont tenues les négociations entre le PTB et le PS. (Crédit : Noélie Detry)

Les élections communales 2018 ont vu le PTB monter en force en Belgique. Herstal, Liège, Charleroi, Seraing et La Louvière en Wallonie, mais aussi Molenbeek dans la région Bruxelloise.

Cette année, le PTB a connu une montée fulgurante dans les sondages. Certains avancent que ce sont les jeunes qui, comme pour Ecolo, ont fait la différence dans les votes. « Les jeunes en ont eu ras-le-bol du PS qui commençait à être de plus en plus libéral » explique François, étudiant et résidant à Jumet.

En effet, dans chacune des villes touchées par le Parti des Travailleurs Belges, le Parti socialiste a raflé une grosse partie des sièges. Certaines communes ont tenté des négociations pour former une coalition de gauche.

 

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Les échecs

Au Pays Noir, les négociations n’ont pas été bon train ce jeudi 25 octobre. En effet, le PTB n’a fait aucune proposition concrète, aucune concession et ne veut pendre aucune responsabilité. Qualifiant même le projet du PS de ramener les investissements publics et privés sur Charleroi, de « libéral« . Paul Magnette était prêt à prendre quelques décisions « plus à gauche », en vain. Désormais, il pense faire une coalition avec le CDH ou Défi.

Plus au nord, à Molenbeek, le PTB a proposé une trentaine de propositions à la bourgmestre Catherine Moureaux. Parmi celles-ci, l’idée de publier le patrimoine des élus, limiter le salaire des mandataires 6.000€ brut par mois, la mise en place de 1.000 nouveaux logements sociaux, mais aussi des idées sur l’enseignement, les aides sociales, etc.

Les villes de Liège, La Louvière et Seraing ont également échoué dans leurs pourparlers avec le PTB. Suite à cela, une guerre médiatique a éclaté sur les réseaux sociaux. Le PS accuse le PTB de refuser le pouvoir et de ce fait, de tromper les électeurs. Quant au PTB, il accuse le PS de ne pas vouloir mener des politiques en faveur du public précarisé.

L’alliance

Parmi toutes les communes citées, une seule sort du lot : Herstal. Le bourgmestre de la ville propose un échevinat au PTB, leur but est de trouver un programme commun pour gouverner. Quatre domaines ressortent déjà positivement de leurs négociations : les logements sociaux, les logements publics, la gestion des parkings privés en parkings publics et le recrutement d’une centaine de personnes dans l’administration.

Pour Noé Covolan, membre du parti du PTB à Charleroi, la situation est claire : « Le PTB de Herstal a récolté 24% des voix, ça coulait de source qu’une coalition se fasse entre PTB et PS. »

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