Une autre vision de l’Union européenne

par Domitille Masse, Elodie Métral, Mathilde Mettens, Maud Wilquin

Une autre vision de l’Union européenne

Une autre vision de l’Union européenne

Domitille Masse, Elodie Métral, Mathilde Mettens, Maud Wilquin
Photos : Elodie Métral
11 mai 2017

L’Union européenne a été créée dans les années cinquante et n’a cessé d’évoluer par la suite. Il s’agit initialement d’une association politico-économique qui s’est transformée petit à petit pour devenir un gage de paix et de bon fonctionnement. Souvent critiquée et décriée, l’Union européenne ne fait plus rêver. Nombreux sont ses détracteurs qui ne voient en elle aucun bénéfice. L’UE fait pourtant partie intégrante de nos vies. Dans tous les domaines, qu’il s’agisse de la santé, de la culture ou de l’éducation, son rôle est capital. La critique étant facile, les dysfonctionnements sont souvent pointés du doigt et occultent les points positifs de cette union. Pour Dominique Chassard, directeur de l’Europe continentale pendant 3 ans, il est important de nuancer. « Notre propos n’est pas de minimiser la gravité des défis auxquels fait face l’Union européenne ni de mettre en avant le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. Il consiste surtout à souligner que les difficultés de convaincre les opinions de la pertinence de la démarche européenne ne seront combattues que par les dirigeants nationaux eux- mêmes. Avant de s’en prendre à l’Europe et de l’accabler de tous les péchés mieux vaut avoir conscience qu’elle est d’abord ce que les pays membres en ont fait et en font. »

Qui n’a jamais eu besoin de sa carte européenne d’assurance maladie? Qui n’a jamais rêvé de faire un Erasmus ou d’aller étudier dans un autre pays? Qui n’a jamais eu envie de passer un week-end en Espagne ou en Allemagne? Toutes ces petites choses de la vie, qui nous paraissent si simples, le sont, en partie, grâce à l’Union européenne.
Retour sur quelques cas concrets, qui, sans cette union, n’auraient jamais existés.

Erasmus, une expérience à vivre

L'Université libre de Belgique compte plus de 30% d'étudiants d'origine étrangère, dont 16% d'Européens.

Le mot “Erasmus” ne vous est sûrement pas inconnu. Depuis plusieurs années, ce programme séduit de nombreux étudiants. Il est même considéré comme une des plus grande réussite de l’Union européenne, à l’heure où cette dernière subit de nombreuses critiques. Créé en 1987, ce sont, depuis lors, plus de cinq millions d’européens qui ont pu en bénéficier. Des étudiants, mais également des apprentis, des formateurs ou du personnel administratif. De l’Espagne en passant par l’Allemagne ou la France, les mots d’ordre restent les mêmes pour l’Union européenne: permettre aux jeunes ou aux moins jeunes de s’enrichir à travers les différentes cultures. Pauline Chiarenza a 22 ans et a fait un Erasmus de 4 mois en Estonie. Luca Cimino a 22 ans et s’apprête à partir plusieurs mois en Italie l’année prochaine.

Apprendre de manière différente

Erasmus signifie “European Region Action Scheme for the Mobility of University Students”. Ce programme d’échange permet aux étudiants ainsi qu’aux enseignants de suivre ou de donner des cours dans un autre établissement européen.

Des jeunes européens d’origines différentes sont réunis dans le quartier européen le 9 mai pour fêter la journée de l’Europe. Le programme Erasmus permet à ces jeunes d’étudier dans un pays étranger et de renforcer leur sentiment pro-européen.

Les cultures et les manières de vivre étant très différentes d’un pays à l’autre, le programme a comme principal objectif d’ouvrir de nouveaux horizons. Les étudiants peuvent décider de partir entre trois mois et un an. Erasmus signifie souvent découvertes, enrichissement personnel et fêtes arrosées. Mais avant tout, c’est les études qui restent prioritaires. Pauline a d’ailleurs pu découvrir, pendant son Erasmus en Estonie, différentes manières d’apprendre “Au niveau des cours, je me rends compte de la chance que j’ai eu de découvrir une nouvelle façon d’enseigner, une autre vision des sciences politiques”.

Plusieurs pays, plusieurs cultures

Partir étudier à l’étranger n’est pas une décision à prendre à la légère. Changer de pays, c’est changer de culture. Depuis sa création, il y a maintenant 30 ans, le programme a fait voyagé de nombreux jeunes à travers tous les pays membres du projet Erasmus. Ils sont en effet 33, les 28 pays membres de l’UE ainsi que l’Islande, le Liechtenstein, la République de Macédoine, la Norvège et la Turquie. Selon la Commission européenne, la destination préférée des étudiants reste l’Espagne depuis plusieurs années. Le langue romane et le taux élevé d’ensoleillement semblent avoir raison des étudiants qui viennent d’horizons très différents pour étudier dans ce pays du Sud. Mais pas seulement. L’aspect économique a également sa part non-négligeable. L’Espagne attire de nombreuses personnes car le niveau de vie là-bas est accessible et que la bourse délivrée par l’UE permet d’y vivre confortablement.

Pauline : « Quand je suis à l’étranger je me sens française mais quand je suis en France je me sens européenne. »

Pauline, elle, a décidé de partir en Estonie. “J’ai adoré ce pays, cette culture très différente de la nôtre. C’est un pays qui m’a énormément marqué. Il est à la fois progressiste. Notamment pour les femmes, l’écologie, les nouvelles technologies mais où il règne parfois un climat particulier envers les russophones qui représentent une part non-négligeable de la population. J’y ai passé 4 mois incroyables et atypiques et j’ai pu découvrir la vie et la culture de ce petit pays d’un million d’habitants”.

Luca, lui, a choisi l’Italie pour une raison simple. Originaire de ce pays, il rêvait d’y retourner un jour. “Le programme Erasmus me permet de rentrer étudier quelques temps dans mon pays, je trouve ça génial”.

Un financement de l’Union européenne et des objectifs précis

Depuis 2014, Erasmus s’est transformé en Erasmus +. Le nom change mais les objectifs restent les mêmes. Il s’agit d’un programme de l’UE pour l’éducation, la formation, la jeunesse et le sport. Pour cette période 2014-2020, l’Union européenne y a alloué 14,7 milliards d’euros afin de permettre à de nombreuses personnes d’aller étudier, se former ou faire du bénévolat à l’étranger. Les participants au programme reçoivent également une bourse de la part de l’UE, calculée à partir de deux indicateurs: le coût de la vie dans le pays de destination et le fait que l’étudiant candidat dispose ou non d’une bourse d’études. Plusieurs critères entrent donc en compte dans la bourse versée par l’UE. La bourse est initialement créée pour couvrir les frais supplémentaires engagés lorsque l’on étudie à l’étranger. Certains pays, comme le Royaume-Uni par exemple, sont donc moins accessibles à tout le monde. Les frais d’inscriptions dans l’université d’accueil sont inexistants. Des millions de jeunes ont déjà fait l’expérience et la plupart en sont satisfaits. “Je pense que c’est un programme très intéressant ! Il permet à des jeunes de partir découvrir un nouveau pays. Le programme est bien fait et je trouve que nous avons pas mal d’aide par rapport à ce que je m’attendais. En plus, sans la bourse qui est fournie par l’Erasmus, mon voyage n’aurait pas été possible”, explique Luca.

Les objectifs de l’Union européenne avec ce programme sont donc très clairs. A travers ces échanges, il s’agit de renforcer l’apprentissage des coutumes et de la culture du pays d’accueil et apprendre aux jeunes les bases de la vie sociale. Mais surtout, favoriser la cohésion et la connaissance de l’UE auprès de la population jeune, une manière de montrer que l’UE ne se résume pas à un gros marché capitaliste. Pour Luca cependant, l’Union européenne actuelle a du chemin à faire. “Je pense que les peuples européens unis sous une même bannière c’est important. Néanmoins je pense que l’UE est devenue quelque chose qui s’est éloigné de son idéal … c’est devenu un instrument libéral qui met les peuples européens en concurrence. Mais je pense qu’une autre Europe est nécessaire, vraiment.” Pauline le rejoint sur ce dernier point. Pour elle, l’UE est un bric à brac institutionnel mais sans elle, rien de tout ça ne serait possible.

Un gagnant de l'Europe

Si certains décident de bénéficier du programme Erasmus, d’autres partent de leur plein gré étudier à l’étranger. C’est le cas de Basile qui nous raconte son expérience.

Agé de 23 ans, Basile Narozniak est un pro-européen. Né à Paris, il déménage à Hong-Kong pour le travail de son père alors qu’il a à peine un an. Quatre ans plus tard, il revient en Europe, en passant d’abord par l’Italie quelques années avant de revenir en France pour finir ses études secondaires.

Après avoir obtenu son baccalauréat à l’âge de 17 ans, Basile s’installe à Rotterdam et intègre l’école de commerce au sein de l’Erasmus University of Rotterdam. Pour ce jeune rugbyman, c’était une évidence et une réelle volonté de partir faire ses études supérieures à l’étranger, « J’ai toujours grandi dans un milieu international, et ça m’a toujours plu. Je pouvais rester en France pour intégrer Dauphine mais j’ai fait le choix de partir aux Pays-Bas pour intégrer une école de commerce reconnue et classée dans le top dix européen ». Les études dans d’autres pays européens sont possibles et facilement accessibles grâce à l’Union Européenne, Basile en est conscient, « J’ai un ami brésilien que j’ai rencontré pendant mes études à Rotterdam. Pour lui, ce n’était pas si facile. Le minerval était beaucoup plus élevé, sans parler du visa qu’il devait payer pour pouvoir rester dans le pays ».

« L’Union Européenne est une chance »

De nature très sociable, quand Basile arrive à Rotterdam, il n’a pas de mal à se faire des amis qui viennent de tous horizons. Il sort avec ses amis, habite en colocation, se trouve un travail étudiant,  s’adapte à cette nouvelle vie. Diplômé à 21 ans, il est rapidement embauchée par ExxonMobil en tant qu’Information Technology Analyst avant de devenir Datavisualisation Analyst. Pour ce premier travail, il s’installe à Bruxelles. « C’est fou parce qu’avec l’Union Européenne, s’installer dans un pays étranger c’est tellement simple. On n’a pas l’impression de changer de pays. C’est comme si on déménageait de Paris pour aller vivre à Nantes, tout est facilité ».

Basile a conscience que tout cette vie, que tout ce qu’il a accompli aujourd’hui,  c’est grâce à l’Union Européenne, « Je me demande ce que ma vie aurait été si mon pays n’avait pas été membre de l’UE, si j’en suis là c’est grâce à elle ».  Pour lui, l’Union Européenne est une chance exceptionnelle et il a su profiter de tous ses avantages;  la libre circulation, le programme Erasmus, les études à l’étranger, trouver un travail, la carte d’assurance maladie européenne. L’Union Européenne est, selon lui, très dénigrée, très dévaluée par rapport à tout ce qu’elle nous permet de réaliser. Il reste cependant lucide sur l’état de l’UE.  Elle est  le bouc émissaire de tous les problèmes non résolus. « Je suis pas naïf, je sais qu’il y a un plein de soucis mais pour moi le bilan de l’Union Européenne est plus que positif ». Elle permet beaucoup de richesses et il le voit tous les jours dans son travail notamment avec les échanges commerciaux qui sont simplifiés. Il tient également à rappeler le but premier de la cette union, « avant tout, l’Union Européenne c’est la paix, et je ne comprends pas très bien les gens qui la critiquent ».

« Je ne sais pas où j’en serais si l’Union Européenne n’existait pas »

De nationalité française, il a vécu tous les débats visant l’Union Européenne au cours des élections présidentielles françaises. Militant du mouvement En Marche!, il défend l’Europe bec et ongles, mais confie qu’il y a un problème d’identification face à l’Europe. Les gens ne sont pas assez au courant de ce qu’elle permet, des droits dont ils jouissent, « On ne parle pas assez des bénéfices de l’Europe, et les gens ne s’identifient pas à l’Union Européenne. Moi si j’ai réussi c’est parce que j’ai profité de tous ces avantages. J’ai étudié grâce à l’Europe, j’ai pu voyagé tous les weekend grâce à l’Europe, j’ai pu rencontré ma copine grâce à l’Europe, tout ça c’est grâce à l’Europe ». Selon lui, il est plus simple pour les jeunes de s’identifier à l’Union Européenne puisqu’on peut vivre des expériences grâce à elle mais il reste tout de même des efforts à fournir pour que l’identification se fasse auprès de tous. « Je pense déjà que la journée de l’Europe doit être fériée, mais vraiment! Parce que ça permettrait de s’identifier un peu plus, c’est évident ».

Basile a songé pendant quelques temps à créer une association européenne qui mettrait en avant tous les avantages de l’Union Européenne pour changer cette image de bouc émissaire qui lui colle à la peau. Basile explique que selon lui, l’Union Européenne permet de s’ouvrir aux différents horizons, différentes cultures, aux différentes langues et permet à chacun de se nourrir de ces multiples différences, qui nous font grandir et avancer. Vivre sans l’Union Européenne c’est, pour lui, vivre en vase clos, replié sur soi, une idée que rejette Basile.

 

Assurés à l'étranger

La carte européenne d'assurance maladie est valable pendant deux ans. Elle permet d'être soigné dans plus d'une vingtaine de pays.

Qui dit partir à l’étranger dit carte d’assurance santé ! Lorsque nous partons dans un pays étranger pour un séjour temporaire. Il ne faut pas oublier de demander une carte européenne d’assurance maladie à la mutuelle.

La carte européenne d’assurance maladie : la carte de quoi ?

La carte européenne d’assurance maladie, CEAM, c’est une carte créée en 2004 par l’Union européenne. Le but premier était est de moderniser la couverture de soins de santé à l’étranger. Ensuite, l’Union européenne voulait décharger le patient des démarches administratives au maximum.

L’objectif de cette carte est de couvrir les frais d’une grande partie des problèmes de santé qu’un voyageur pourrait avoir dans n’importe quel pays de l’Union européenne ainsi qu’en Suisse, Irlande, Norvège, au Liechtenstein, et même en Australie depuis 2009 ! (mais dans ce pays, il faudra que la personne s’inscrive dans un bureau Medicare sur présentation de son passeport ou du CEAM).

Pour beaucoup de voyageurs malchanceux, cette seule carte leur a énormément facilité la vie :

 

Les soins couverts

La CEAM couvre toutes les hospitalisations et transports en ambulance inattendus d’une personne en séjour temporaire à l’étranger (maximum un an). Elle est ainsi valable pour une fracture, une intoxication, une appendicite …

En revanche, l’Union européenne précise que la carte n’aura aucune valeur pour les vols d’objets, pour les soins en cabinets ou hôpitaux privés et pour les rapatriements puisque c’est le rôle de l’assurance voyage. La carte ne prend pas non plus en charge les soins programmés à l’étrangers à partir de votre pays d’origine.

La carte n’est pas non plus un gage de gratuité. Les remboursements se feront en fonction des tarifs en vigueur dans votre pays d’origine, de même pour les soins. Il est donc possible que vous payiez la différence. Pour l’Union européenne, cette distinction se fait non pas par discrimination, mais par égalité de traitement.

 

Comment ça fonctionne ?

Le patient doit présenter sa carte européenne au médecin ou au pharmacien qui s’occupe de lui (ce sont les soins ambulatoires) ou au service d’admission de l’hôpital dans lequel il est pris en charge. Ces derniers se chargeront eux-mêmes de transférer le dossier du patient à sa mutuelle. Il se peut que le patient ait à payer l’intégralité de sa facture avant de recevoir le remboursement.

Cependant, il arrive qu’il y ait des problèmes de communication entre la mutuelle du pays d’origine et le personnel soignant du pays étranger. Le problème peut tant venir du personnel soignant que de la mutuelle. Véronique de Clerfayt, employée à la mutualité chrétienne de Nivelles (Belgique) nous explique ce qu’il peut arriver : “Souvent, ce ne sont pas des problèmes graves, il y a juste un retard dans les remboursements. En théorie, nous devons avoir remboursé tous les dossiers au maximum un mois après que nous les ayons reçus. Mais il faut savoir que le personnel est de plus en plus réduit, que les dossiers affluent par centaine et que les coups de téléphone sont incessants. Dans ces conditions, il est difficile de toujours être à jour. Et puis il faut qu’on donne notre accord ou refus de remboursement et que ça passe ensuite par la tarification du pays dans lequel les soins ont été donnés pour qu’on compare les soins remboursés dans les deux pays. Le pays étranger a six mois pour donner sa tarification, ce sont ses délais légaux. Tout ce qu’on peut faire, c’est envoyer un rappel après trois mois. C’est tout un processus”. Mais il peut y avoir d’autres problèmes selon Véronique : “Les remboursements peuvent aussi se faire en retard parce que les gens ne complètent pas leur dossier correctement. Ils oublient de mettre leur vignette ou d’autres choses, de ce fait il est beaucoup plus périlleux pour nous de retrouver la bon bénéficiaire, vous savez, beaucoup de personnes portent le même nom !”. Véronique précise également que certains dossiers peuvent se perdre. Ce cas est rare, mais les dossiers n’arrivent pas toujours dans les mains des bonnes personnes ou restent en suspent parce que “vous vous dites que vous les ferez juste après avoir raccroché avec une personne qui se plaint que son remboursement n’arrive pas assez vite, et puis on vous apporte un autre dossier, puis un autre … et vous finissez par oublier ce que vous aviez prévu de faire”.

Après avoir pris connaissance du cas de Solène, Véronique s’explique : “ Ici c’est un suivi de traitement. La France compare elle aussi ses tarifications avec les tarifications du pays étranger. Le pays étranger doit accepter ou non de rembourser les frais. Il faut savoir que l’Espagne est un pays très difficile. Malheureusement, certains soins donnés à l’étranger ne peuvent pas être remboursés. Il faut aussi savoir que certaines analyses sanguines ou autre problèmes connus dès le départ (patient nécessitant des radiographies par exemple) ne sont pas remboursés si le médecin conseil n’est pas averti avant le départ, ce qui semble être son cas. Et puis, il ne faut pas oublier que la carte européenne d’assurance maladie n’est valable que dans les hôpitaux publics”.

Comment se procurer la carte ?  

La carte est délivrée gratuitement par la mutuelle si l’affilié la demande, c’est-à-dire si le potentiel patient la demande. Elle est référencée sous les initiales “CEAM”. Il est possible de se la procurer en la commandant en ligne ou en téléphonant. Cependant, il faut prendre garde à la demander quinze jours avant le départ en vacances pour être sûr de ne pas être pris de cours. Il faut également regarder si la carte n’est pas périmée. Au bout de deux ans, elle n’a plus aucune validité !

La CEAM est individuelle, ce qui veut dire que chaque membre de la famille doit en posséder une. Note importante : il faut être en ordre de cotisation sociale pour pouvoir obtenir cette carte.

Le remboursement en cas de perte, d’oubli ou de carte périmée

Si le voyageur a perdu sa carte au cours de son voyage ou que sa carte est périmée, il pourra quand même bénéficier de son remboursement. La mutuelle lui délivrera un certificat provisoire de remplacement par courrier ou par mail s’il en avez besoin dans les plus brefs délais.

La culture dans le viseur de l'UE

L'Abbaye de Forest va être rénovée en 2018 . Les travaux ont été possibles en partie grâce à un financement de l'Union européenne de 7,3 millions d'euros.

La santé et la culture sont deux des nombreux domaines d’action de l’Union européenne qui lui tiennent à cœur. Si ces deux champs sont bien connus de tous, l’Union Européenne opère également de manière régionale afin d’aider à mettre en avant la culture belge.

A ses débuts, l’Union Européenne se dédiait seulement au domaine économique. Désormais, elle englobe de nombreux champs d’actions. Qu’ils soient politique, économiques, environnementaux, du domaine de la santé ou encore de la sécurité, l’Union Européenne se charge de nombreux enjeux afin d’améliorer constamment les relations au sein des 28 pays membres et avec l’extérieur.

Parmi ses champs d’actions, l’Union Européenne agit également sur la politique régionale des pays. Cette politique sert à financer quatre pôles qualifiés de prioritaires par l’UE; la recherche et l’innovation, les technologies de l’information et de la communication, la compétitivité des PME, ainsi que la transition vers une économie sobre en carbone.
Cette aide financière a pour but d’exploiter le potentiel économique mais également de mener sa politique de cohésion. En plus de leur venir en aide, ces fonds européens permettent également d’améliorer la qualité de vie des citoyens membres de l’Union européenne en créant de l’emploi, en promouvant la recherche, le développement et l’innovation. Dans sa stratégie « Europe 2020 », la politique régionale octroie 351,8 milliards d’euros pour améliorer ces quatre champs d’action.
Ces fonds européens sont connus sous le nom « FEDER », Fonds Européens de Développement Régional. Les organismes publics, le secteur privé (les entreprises), les universités ou encore les associations et ONG sont les bénéficiaires de ces fonds. Une fois que le projet est sélectionné et les fonds octroyés, ce sont les autorités régionales et nationales du pays concerné qui s’occupent de la gestion quotidienne des fonds, avec l’aide de la commission européenne.

La capitale belge bénéficie de ces financements. Dans le programme 2014-2020, 196 projets ont été soumis. Le budget alloué pour la région de Bruxelles est limité à 200 millions d’euros et ne pouvant financer tous les projets, seulement 46 projets ont été approuvés.
L’Abbaye de Forest fait partie de ces projets sélectionnés au sein de Bruxelles. Si ce projet a été choisi c’est parce qu’il permettra non seulement d’améliorer le cadre de vie du quartier mais aussi des populations défavorisées, comme cela a été défini dans l’accord final. Le but est de revitaliser le quartier en proposant un panel d’activités aux habitants de la commune. L’Abbaye de Forest se verra occupée par des fonctions culturelles, économiques et sociales. Une bibliothèque, une ludothèque, une académie de musique, une salle de spectacle viendront s’y installer. Ce pôle culturel et espace vert se voit octroyé une subvention de plus de 7 millions d’euros.

Lors de la journée de l’Europe, mardi 9 mai, un rassemblement a été organisé dans le quartier européen à Bruxelles. Ces jeunes violonistes ont joué l’Ode à la joie, l’hymne européen, devant une centaine de personnes rassemblées.

L’union européenne tend à promouvoir la richesse culturelle depuis des années. Tout simplement depuis 30 ans, nombreuses villes rivalisent pour obtenir le titre tant convoité de « Capitale européenne de la culture ». Ce titre apporte son lot d’avantages, comme un nouvel élan créateur, des nouveaux visiteur, découverte d’un patrimoine spécifique à une ville. Ce titre donne l’opportunité à la ville choisie de se faire connaître ou de se réinventer. L’union européenne se démène depuis des années pour promouvoir ces richesses culturelles, régionales, et audiovisuelles qu’elle abrite.

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