Johanna Bultot, ou comment mettre un peu de SEL dans sa vie !

Membre actif du comité de coordination de « Forest de SEL », un Service d’Entraide Local situé à Forest, Johanna Bultot est une citoyenne engagée dans la vie sociale de sa commune. Confessions d’une  bruseloise  persuadée qu’il faut « bien peu de choses pour être heureux. »

 

Il y a deux ans, Johanna s’est sentie seule. Vivant uniquement avec sa fille, le départ de celle-ci pour trois mois laisse un vide qu’elle tente en vain de combler. Elle se met à courir par exemple, mais ce n’est pas suffisant. À cette époque, elle travaille déjà en tant que secrétaire régional dans une ASBL, Enéo, qui se définit comme étant « un mouvement social d’aînés, d’action citoyenne et collective, guidé par la solidarité et la justice sociale. »

Attachée à des valeurs telles que la générosité, la tolérance, Johanna a fait de son amour pour autrui une vocation.  Elle désire s’investir davantage, en participant pourquoi pas à une initiative locale afin de se sentir plus proche de sa communauté. Au même moment, un jeune étudiant en Erasmus, fondateur d’un service d’entraide local à Forest baptisé « Forest de Sel » voit son séjour à Bruxelles prendre fin…

 

«  Une rupture avec l’isolement »

Afin que le projet subsiste, il se met à la recherche de futurs collaborateurs en mesure d’assurer la pérennité du réseau d’entraide. Johanna est toute de suite séduite par la logique de ce système qui s’inscrit dans une démarche d’économie solidaire et collaborative. « C’est un réseau d’entraide locale, où on échange gratuitement différents types de services, qu’ils soient ponctuels ou réguliers.» explique-t-elle avant d’ajouter : « Ça créé des liens sociaux ! Pour certaines personnes, c’est une rupture avec l’isolement. Tu fais enfin connaissances avec tes voisins ! Ce ne sont plus des choses qui se font spontanément et la création des SEL est partie de ce constat-là ! »

Elle décide alors d’intégrer « Forest de SEL » et se retrouve dans l’équipe des coordinateurs administrant ce réseau social constitué d’une soixantaine d’individus. Elle s’occupe ainsi de la gestion des mails, assure la trésorerie et anime les réunions. A ce sujet, elle ne peut s’empêcher de m’avouer que ce qu’elle aime par-dessus tout, c’est « qu’on met en place des rencontres toutes les six semaines, on organise des activités et ce qui est chouette, c’est de voir comment les liens se tissent entre membres ! »

 

« Reconstruire le tissu social » 

Parce qu’universelles et fédératrices, la convivialité, le respect, la confiance et la solidarité sont des valeurs primordiales dans le fonctionnement de ses initiatives citoyennes : c’est ce qui fait leur force! Toute personne est capable de s’y identifier, et pour cette raison, Johanna estime qu’une « des préoccupations principales, c’est d’atteindre les personnes qui n’arrivent pas jusque chez nous, qui n’osent pas ou qui pensent qu’il s’agit seulement d’activités de bobos… Elles peuvent être au fond intéressées mais elles ne sont pas assez informées… Il nous faut plus de visibilité ! »

Depuis son adhésion, Johanna aspire à ce « qu’on revienne à un peu plus de simplicité dans nos rapports, afin qu’on puisse vivre dans une société avec plus d’entraide et où la valeur marchande prendrait moins de place. J’aimerai sensibiliser les gens sur le fait qu’il faut des fois très peu de choses pour être heureux : avoir un bon contact avec une personne, construire des liens avec les autres… » confie t-elle.

Telle est sa petite recette du bonheur, qu’elle nous partage naturellement, et avec un excès de sel s’il vous plait !

 

Maxime N’da Martens

 

SPOT Système d’Echanges Local (SEL)

COMMENTS

  • Your analogy is probably all the more telling if we think about federal stimulus funds that could end up bringing increased broadband services to small, rural public libraries. The pipes will be there but the ability to build technology services probably wo17#82n&;t be….

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