Élections communales : portrait d’une candidate étudiante

11-10-2018   Magazine
Par Ophélie Bouffil

Le 14 octobre auront lieu les élections communales belges. À 25 ans, Aurore De Vlaeminck est candidate sur la liste Uccle en avant !. Rencontre avec cette étudiante en campagne.

Aurore a tout l’air d’une étudiante ordinaire. Pourtant, le 14 octobre prochain, elle pourrait devenir conseillère communale de la commune d’Uccle. À 25 ans, la jeune uccloise est en Master à l’Institut supérieur d’urbanisme et de rénovation urbaine de Saint-Luc. Il y a quelques mois, alors que – elle l’avoue – elle ne s’intéressait “pas encore assez” à la politique, elle a accepté de s’inscrire sur la liste citoyenne indépendante Uccle en avant !. Elle nous raconte : “C’est d’abord M.Cools qui m’a proposé de me présenter”.

Marc Cools est la tête de liste de Uccle en avant !. Échevin en Urbanisme, c’est grâce à sa fille, Catherine – elle-même candidate – qu’il a rencontré Aurore. “Pour moi, c’était un moyen de m’intéresser de plus près à la politique, de rencontrer des gens et de faire des liens avec mon master”, nous explique-t-elle. Selon la jeune fille, la part importante de jeunes inscrits sur la liste de M.Cools est une force : “Ma commune n’est pas adaptée aux jeunes : les loyers sont trop chers et il n’y a pas beaucoup d’activités pour nous. Uccle en avant ! permet de nous donner la parole et d’apporter du changement”.

De nature assez discrète, Aurore a d’abord hésité avant d’accepter de se présenter. Le plus important pour la jeune fille, c’était de pouvoir garder son intégrité. Lorsqu’elle s’est engagée en mai dernier, elle a refusé de se créer un compte de campagne sur Facebook, ou sur Twitter. La jeune uccloise a toujours préféré séparer vie privée et vie publique, et compte bien s’y tenir : “Je préfère rencontrer les gens et faire du porte à porte”.

Finalement, Aurore De Vlaeminck est une étudiante comme une autre. Elle jongle entre son Master, un job étudiant et sa vie sociale. “Chacun s’investit différemment dans cette campagne. Ce n’est pas plus difficile pour moi, étudiante, de faire campagne, que pour quelqu’un qui a un travail à temps plein et des enfants à élever”. Elle esquisse un sourire et nous glisse : “J’ai même encore le temps, parfois, de faire la fête”.