société

La Ruche de Laurence, à Uccle

10-12-2015   Magazine

Rencontre avec Laurence Everard, à l’occasion de la distribution de sa Ruche. Tous les mardis à 18h30, elle donne rendez-vous à ses voisins Ucclois à l’Ecole Plein Air. Les Ucclois sont invités à récupérer leurs commandes de produits issus de l’agriculture locale tout en rencontrant les producteurs qui les fournissent.

Crédits photo : La Ruche Qui Dit Oui

La Ruche de Laurence à Uccle

   C’est à la fin du printemps 2014 que Laurence Everard propose à La Ruche Qui Dit Oui ! son projet d’ouvrir sa Ruche à Uccle : « ce type de consommation responsable me convient bien. J’avais envie de proposer une formule d’économie collaborative », explique-t-elle. Sa Ruche a vu le jour le 1er décembre 2014. Depuis, des distributions sont organisées chaque semaine. Après avoir proposé son projet à la maison mère, la Ruche Mama, le plus dur commençait : trouver le local. L’idée d’organiser ça à l’école Plein Air lui est venu assez vite : « les espaces sont grands, c’est dans un quartier résidentiel et surtout, il y a un parking assez grand pour accueillir les producteurs et les clients ». Une fois la Ruche en place, il faut trouver les abeilles : « le site propose une liste de producteurs, mais je trouvais plus intéressant de les chercher de mon côté », explique Laurence. Après avoir butiné trois mois dans la campagne belge, Laurence a trouvé les producteurs qu’elle voulait. Il ne restait plus qu’à faire parler du projet, surtout via les réseaux sociaux, pour que le projet voit le jour. Les producteurs veulent faire partie de l’aventure    Cela fait un an maintenant que Laurence a lancé sa Ruche à Uccle. Mardi soir, les produits de 28 producteurs étaient disponibles. Fruits et légumes, produits laitiers, viande, mais aussi du thé et de la lessive naturelle étaient proposés aux 137 personnes qui ont effectué une commande. « Les membres de la ruche sont chaque semaine plus nombreux », se félicite Laurence. Le bouche à oreille fait son effet, même du côté des producteurs qui sont nombreux à contacter l’instigatrice de la ruche pour faire partie de l’aventure.  

Elle nous donne faim la commande de @aude.bea ! #lavieenruche #panier #saison #fruits #legumes #bons #mangermieux #mangerjuste Une photo publiée par La Ruche qui dit Oui ! (@laruchequiditoui) le


L’activité, bien que rémunérée (à hauteur de 8,35 % des recettes du total des ventes), constitue une lourde charge pour Laurence. « Il faut toujours trouver de nouveaux producteurs, chercher des clients, gérer les commandes et maintenir son réseau », confie-t-elle. Le plus dur vient bien sûr le mardi, avec la distribution et tout ce qu’il faut gérer autour. Mais pour Laurence, la dépense d’énergie en vaut la peine : « je veux promouvoir une nouvelle façon de consommer et établir un lien entre les consommateurs et les producteurs ». Mardi soir, deux producteurs participaient pour la première fois : étonnés par les recettes qu’ils faisaient et fascinés par l’accueil des clients et la bonne ambiance qui régnait dans les lieux, ils sont partis tout sourire, non sans avoir remercié Laurence de les avoir liés à cette aventure. « J’en retire le sentiment de faire quelque chose de bien. J’ai l’impression d’avoir gagné ma journée », avoue Laurence, tout sourire elle aussi.

Même son de cloche chez les clients, ravis de soutenir l’agriculture locale et de rencontrer les producteurs « on ne peut que féliciter Laurence pour sa belle initiative. Cela nous profite à tous : aux agriculteurs comme à nous consommateurs, qui pouvons manger de bons produits sans perdre trop de temps », remercie Emilie. Quand à Laurence, elle se dit fière de pouvoir souhaiter bon appétit aux membres de la ruche, quand pour elle, les serveurs des fastfood “devraient souhaiter bonne chance” à leurs clients.

Thibaud Kueny

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