La lutte des espaces inoccupés

Lorraine Ami, Adrien Girard, Margot Houget, Cyril Wintjens

La lutte des espaces inoccupés

La lutte des espaces inoccupés

Lorraine Ami, Adrien Girard, Margot Houget, Cyril Wintjens
Photos : Margot Houget
9 mai 2019

Le Foyer de Luttes de l’ULB s’est tenu du 23 avril au 3 mai dans le sous-sol du bâtiment S. Cet espace, occupé illégalement et revendiqué par les étudiant.es, devait réunir le groupe au sein d’un lieu dédié à la création et au partage de savoirs. Seulement, les autorités de l’ULB en ont décidé autrement. Rétrospective de ces quelques jours de luttes qui s’inscrivent dans un contexte bien plus large.

Le foyer de luttes

Allister* devant l'entrée du Foyer des Luttes (Crédit photo : Margot Houget)

« Pour un climat de révolte », ce sont les mots que l’on pouvait lire sur une grande banderole accrochée en bas du bâtiment S, sur le campus du Solbosch de l’ULB. Des tags colorés aux slogans révolutionnaires recouvrent la porte principale menant au bâtiment. Des étudiants montent la garde à l’entrée, tout en fumant des cigarettes roulées dans des fauteuils en cuir. L’intérieur du lieu est sombre, seul un néon bleu éclaire un escalier en pierre menant à la pièce principale. Une fenêtre carrée laisse entrer les faisceaux du soleil dans la salle. Elle est assez vide, une table y est installée et quelques affiches sont fixées au mur. Fin avril, un foyer de luttes a vu le jour sur le campus universitaire dans le sous-sol inoccupé. Un ras-le-bol général a poussé une poignée d’étudiant.es à se réunir, pour mettre en garde sur les désastres climatiques et sociaux mais aussi pour montrer leur désaccord avec la politique actuelle.

La majorité de ce groupe d’étudiant.es adhère au courant anarchiste et coordonne des initiatives politiques contre le système actuel. Les jeunes n’hésitent pas à faire du sabotage et des blocages pour montrer leur mécontentement. Néanmoins, le foyer de luttes n’est pas un endroit uniquement réservé aux anarchistes : « On avait envie que ce lieu soit ouvert et accessible à tout le monde, mais les gens qui ont ouvert le foyer avaient aussi envie de faire partager leurs idées », précise Allister*, l’un des étudiants à l’origine du projet.

D’après les organisateurs du foyer, une action concrète au sein même de l’ULB est incontournable : les étudiant.es sont en effet tous concerné.es et vivront directement les bouleversements climatiques et sociaux des années futures. Le foyer a donc pour but de faire converger deux luttes : celle des questions sociales et environnementales. Pour le groupe d’étudiant.es, les luttes sont indissociables l’une de l’autre, et c’est le système capitaliste, dans son intégralité, qui est à renverser. Le projet a d’ailleurs été soutenu par quelques gilets jaunes et militants des marches pour le climat.

Le foyer de luttes est ouvert 24h sur 24. (Crédit photo : page Facebook “Foyer de luttes – ULB”)

 

L’engagement et la solidarité sont des valeurs essentielles de l’ULB, d’où la nécessité pour les occupants du foyer de permettre à des étudiants de se rencontrer pour intensifier les luttes climatiques et politiques. Pour Julien, un étudiant du foyer, l’ULB n’applique pas vraiment les valeurs qu’elle affiche : « L’université engagée, ce n’est qu’une façade. Moi ça m’a quand même bien fait rire… On a passé une semaine à aller faire des tags sur le campus, j’essaye de m’appliquer pour faire des tags politiques un peu intéressants et pas trop moches, ils sont effacés en quelques jours par l’ULB. Après, l’université file pleins de thunes à Denis Meyers pour qu’il fasse des tags qui veulent pas dire grand chose  ». Denis Meyers est un graffeur belge qui a réalisé de nombreux tags sur le campus de l’ULB comme « Libres, ensemble » ou « L’histoire est à nous, et ce sont les peuples qui la font ».

 

Un des tags de Denis Meyers sur le campus du Solbosch (Crédit photo : Margot Houget)

 

Le partage est aussi au cœur des relations entretenues entre les participants du foyer de luttes : « On ne peut pas nier la puissance de l’amitié et en même temps on peut pas nier qu’il y ait besoin d’autre chose, sinon on se renferme sur nous-même. C’est pour ça que dans deux semaines, il y a une proposition d’une grande assemblée climat pour arrêter de tourner en rond. Et c’est dans ce genre de moments-là que se créent des amitiés », remarque Julien.

 

Quelques étudiants dorment ensemble dans le foyer de luttes. (Crédit photo : page Facebook “Foyer de luttes – ULB”)

 

Outre leur investissement dans les causes climatiques et politiques, le petit groupe d’étudiant.es voulait aussi proposer toutes sortes d’activités au sein du foyer : un freeshop pour s’habiller gratuitement, la récupération d’aliments invendus par les supermarchés ou bien encore simplement jouer de la musique ensemble.

Cependant, les étudiants reconnaissent qu’il y a eu un manque de communication sur le campus universitaire. « Ça me parait fort probable que si l’occupation avait été plus soutenue par le milieu universitaire, l’ULB aurait eu plus de mal à la dégager  », souligne Julien. Le foyer de luttes était en effet très peu connu des autres étudiant.es du campus et l’étudiant l’avoue lui même : « C’était pas si visible, ça faisait un peu “cave” quoi, donc il fallait aussi se sentir en sécurité pour aller voir là-bas ».

Retour dans le passé : chronologie des faits

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Julien essaye de rentrer dans le foyer via l’accès par le parking. (Crédit photo : Margot Houget)

 

Mardi 23 avril

Après avoir repéré les lieux et trouvé ce local inoccupé et accessible via le parking, les étudiant.es ont décidé de l’aménager : « En voyant ça, on s’est dit que c’était l’occasion d’avoir le foyer de luttes dont on parlait », évoque Allister*. La sécurité de l’ULB est ensuite venu à la rencontre des occupant.es, qui témoignent d’une bonne communication avec les agents.

Jeudi 25 avril

Les autorités de l’ULB, représentées par M. Alain Leveque, vice-recteur aux affaires étudiantes, aux services à la communauté et à la culture, transmettent via les agents de sécurité, une lettre aux étudiant.es. Il leur est notamment demander de désigner des représentant.es.
Ils répondent par la négative le jour-même, par mail, en leur rappelant les événements de l’occupation de la salle des marbres l’an passé, qui seront relatés dans un chapitre suivant.

Lundi 29 avril, 12h06

M. Leveque adresse un nouveau courrier aux étudiant.es les informant que l’ULB ne peut accepter leur occupation et leur demandant de quitter les lieux le jour-même pour midi.
Seulement, cette lettre leur a été transmise à 12h06. Quatre raisons principales sont avancées par M. Leveque.
Premièrement, le mouvement s’est créé « hors de toutes procédures légales et internes de la participation étudiante  », c’est-à-dire sans autorisation ni concertation. Les étudiant.es refusent également de s’identifier et de désigner des représentant.es pour rentrer en contact avec l’université. Le vice-recteur rappelle en outre l’occupation de la salle des marbres un an plus tôt ayant occasionné des « actes de violence grave, un climat d’insécurité et des dégradations aux installations de l’Université  ». Il souligne que de nombreux tags au sein du foyer ont été découverts par les services de sécurité. Enfin, les archives de la bibliothèque présentes dans les locaux du bâtiment S ne sont pas sécurisées et il est donc « inimaginable de [les] laisser en accès libre à des occupants  ».

Jeudi 2 mai

Les occupant.es du foyer adressent une lettre de réponse à la demande de quitter les lieux de M. Leveque. Dans celle-ci, ils réitèrent leur revendication principale d’un foyer étudiant autogéré, ouvert et accessible 24h/24h à l’ULB, et ce dans un local laissé vide par les autorités de l’université. Ils insistent en effet sur le fait que cette partie du bâtiment est inoccupé et ne comprennent donc pas pourquoi l’université tient tant à le récupérer si elle ne s’y intéressait pas avant l’occupation.
Concernant la non-demande d’autorisation, ils rappellent qu’elle avait été refusée pour l’occupation de la salle des marbres l’an passé. Cet évènement a par ailleurs conduit les occupants à refuser de donner leur identité dans le cadre du foyer de luttes. En effet, les noms donnés aux autorités l’année dernière avaient été utilisés « pour tenter d’administrer, assez aléatoirement, [votre] sanction  » selon eux. Ce principe de désigner des représentant.es s’oppose également à leur vision d’un foyer autogéré, d’autant plus au sein d’une université qu’ils considèrent comme « un moteur permanent de réflexion, lieu de débat et d’opinions, foyer de créativité  ».
Quant aux archives, les étudiants soulignent que l’accès à cette salle est condamné et qu’ils n’ont jamais souhaité y accéder, selon un accord passé oralement une semaine auparavant « par l’intermédiaire d’un membre du personnel  ».

Vendredi 3 mai, 6h

Les six étudiant.es qui étaient resté.es occuper le foyer pour la nuit sont réveillé.es par une trentaine de policiers. Casques, boucliers, matraques, lampes de poches, les policiers sont bien équipés pour les déloger. Selon Julien, un des étudiants expulsés, ils n’auraient quasiment pas eu le temps de récupérer leurs affaires personnelles : « Ils nous ont dit  “bon maintenant vous dégagez, vous prenez pas vos affaires, vous avez pas le temps, vous touchez à rien autour de vous”  ». Julien et un autre étudiant se sont alors retrouvés pieds nus, faute d’avoir pu chercher leurs chaussures, et sans portefeuille, clés de maison ni GSM. Ils ont ensuite été colsonnés (les colsons sont des colliers de serrage en plastique, ndlr) et regroupés assis en file indienne devant le foyer. De là, ils ont été embarqués dans une camionnette de police et emmenés de l’autre côté du bâtiment des inscriptions, où les attendait un huissier de justice. Celui-ci leur a remis des documents du tribunal de première instance ainsi qu’un papier leur indiquant que leurs affaires allaient être déposées dans un dépôt et disponibles dès le lundi suivant. Ils ont ensuite été emmenés au commissariat de police situé place Fernand Coq, où ils ont attendu près d’une heure, toujours colsonnés et assis.

 

Vendredi 3 mai, vers 7h

Les étudiant.es sont finalement relâché.es et décident de retourner au foyer de luttes, espérant récupérer quelques affaires. Des policiers toujours présents leur indiquent qu’elles ont toutes été récupérées par une société privée de nettoyage. Julien fait par ailleurs état d’intimidations et de mauvaises blagues de la part des agents de police, qui leur demandaient de “dégager”. Le petit groupe s’est ensuite retrouvé chez des amis et a décidé de convoquer une assemblée d’urgence pour discuter de l’expulsion qui venait de se dérouler.

 

 

Lundi 6 mai, 16h

Julien et un de ses camarades partent chercher leurs affaires qui ont été déposées dans un garde-meubles situé à Kampenhout, à une trentaine de minutes en voiture de Bruxelles. Son téléphone a visiblement été écrasé et la puce située sur sa carte de banque a été retirée. Un ordinateur est également manquant.

Malgré de nombreuses tentatives de notre part de contacter M. Leveque, par mail et par téléphone, celui-ci n’a pas pu répondre à nos questions à ce sujet.

L’occupation de la salle des marbres

Il y a environ un an, l’Union Syndicale Étudiante (USE) organisait un colloque dans la salle des marbres afin de célébrer les 50 ans de mai 68. La salle des marbres a été choisie comme lieu de célébration parce qu’elle a été soumise aux soulèvements étudiants du fameux mois de 68.

L’USE, soucieuse de s’inspirer de cette logique d’occupation étudiante a décidé d’occuper la salle des marbres désormais renommée la « Zone à Démarbrer  ». L’annonce a été faite par l’USE à la fin d’un débat-discussion sur les luttes étudiantes d’aujourd’hui.

La Zone à Démarbrer au sein de la Salle des Marbres (crédit photo : page Facebook “Maison Etudiante – ZAD Partout”)

 

Une liste de revendications s’est directement construite suite à l’Assemblée Générale organisée le soir-même, bien qu’Allister*, qui a participé à l’occupation à l’époque, regrette que « ces revendications aient mis du temps à être communiquées.  »

Quatre revendications ont été mises à l’honneur par les occupants :

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Vue extérieur de la salle des marbres. (Crédit Photo : page Facebook “Maison étudiante – ZAD partout”)

 

L’occupation a donc été reprise en cours de route par un collectif d’autonomes.

La mouvance autonome naît en Italie en 1973 sous le nom « d’autonomie ouvrière  ». Ils s’inscrivent dans une lutte concrète et directe contre le capitalisme, l’État et les syndicats dans une volonté de réappropriation citoyenne à travers des moyens souvent illégaux. (squats, blocage, occupation sauvage, sabotage, …). L’organisation y est horizontale et dépourvue de leaders.

De nombreuses soirées-discussions y étaient organisées. Mais Allister* ne se leurre pas : « c’était cool de vivre sur place mais il y a clairement eu des erreurs de communication avec les autres étudiants. Forcément, une bande d’étudiants qui font la fête dans une piscine avec 4 revendications à côté, on peut comprendre que de l’extérieur ça perturbe un peu », dit-il.
Il relativise, cependant, car des initiatives individuelles ont été prises. L’idée de la Zone à Démarbrer était que tout le monde pouvait apporter sa pierre à l’édifice. C’est sur cette base qu’un accueil de réfugiés et de personnes sans domicile fixe s’est organisé.

Un contrat a été signé entre des membres de l’occupation et l’ULB afin de légiférer sur les conditions de cet accueil. L’accord stipulait que les réfugiés pouvaient être hébergés sur le site de la Plaine dans les locaux de l’UAE, l’Union des Anciens Étudiants, qui a bien voulu prêter ses locaux pour l’occasion. Cet accueil n’aura duré que deux semaines, de mai jusqu’au premier juin.

Un engagement timide de l’accueil

Cependant pour Allister* : « Il s’agissait juste d’un petit coup de comm’ bien sympa de la part de l’ULB, ils ne se soucient que peu de tout ça, malgré qu’ils se définissent comme “ULB engagée” et qu’ils avaient rejoint la campagne “université hospitalière”, c’est d’ailleurs pour ça qu’on leur avait demandé de joindre la parole aux actes.  »
Suite à la signature de ce contrat, l’ULB, qui réclamait des personnes de références, en a obtenu. Dans ce contrat lié à l’accueil des migrants – qui s’organise donc dans les locaux de l’UAE – était notamment stipulé que par la présente, ils s’engageaient à maintenir la Zone à Démarbrer dans un bon état alors que des dégradations y avaient déjà été réalisées au moment de la signature du contrat. Allister* développe : « Moi ils m’avaient fait signer un peu à la va-vite un contrat, ils m’ont mis la pression j’ai signé sans lire (…) Quand on s’est rendus compte de ça, on s’est dit qu’on allait plus jamais envoyer de représentants. »

Cette occupation a duré deux mois, jusqu’à l’annonce de la mise en demeure de l’ULB. D’après Allister*, c’est suite à cette annonce que de nombreux tags ont étés réalisés à l’intérieur et à l’extérieur de la salle. L’ULB a annoncé qu’elle poursuivrait les responsables en justice s’ils ne payaient pas les réparations (qui s’élèvent à près de 8 000 euros). Les occupants n’ont jamais rien payé, sur conseil de l’avocat qu’ils avaient contacté.
L’ULB a également déclaré qu’elle ne tolérerait plus jamais une occupation dans ce cadre-là. Ce qui n’a pas empêché les occupants de graffer avant de partir : « On va revenir  ».

L'alternative des ASBL

L'Accroche est une ASBL en occupation temporaire dans un entrepôt (Crédit Photo : Page Facebook ASBL L'accroche)

Si le foyer de luttes s’est confronté à l’autorité de l’ULB en investissant un bâtiment vide, il existe une alternative qui permet d’occuper en toute légalité : la convention d’occupation temporaire. Il s’agit ici d’une forme de « squat » légalisé, comme l’indique le site des habitats-groupés et solidaire à Bruxelles et en Wallonie. Pour ce faire, la plupart des collectifs engagés dans la réappropriation urbaine doivent obtenir le statut d’ASBL (association sans but lucratif).

Alex et Myriam, membres de L’Accroche (crédit photo : Margot Houget)

 

« On soutient le foyer de luttes de l’ULB, affirme Myriam, membre de l’ASBL L’Accroche. Occuper des lieux vides pour en faire des espaces solidaires ou de débat c’est complètement en concordance avec ce qu’on fait  ». La fondatrice de cette association connaît bien le problème des lieux inoccupés de Bruxelles. En effet, L’Accroche a investi en juin dernier un entrepôt de 2400 mètres carrés à Forest. Leur projet : en faire un centre social et y organiser des activités en tout genre (cantine solidaire, débats d’idées, …).

 

 

Un projet qui suit les mêmes principes que ceux du foyer de luttes, si l’on en croit Myriam, mais qui reste tout à fait légal. « Ici, c’est une convention. Le Foyer du Sud qui gère les logements sociaux de Saint-Gilles et Forest, nous a proposé cet entrepôt et le contrat jusqu’en décembre 2020.  » précise-t-elle. La commune s’implique donc dans la réhabilitation des espaces vides ou abandonnés. Alors qu’est-ce qui pousse ces étudiants de l’ULB à le faire sans autorisation ? Pour Myriam, c’est avant tout parce la commune ne participe qu’à « un niveau minime  » à l’aménagement urbain. « Elle donne environ deux projets de réhabilitation sur trois ans, explique-t-elle. C’est sympa, mais je pense que les squatteurs font beaucoup plus. » 

Un système réservé aux ASBL

Un constat que partage aussi, Cyril membre de La Clef, une ASBL qui existe depuis un an. Cette association basée à Ixelles s’est également vu proposer plusieurs locaux par la commune. « Ce statut d’ASBL permet une organisation structurelle, révèle Cyril. En effet, grâce à ce statut, il est possible de signer des conventions d’occupation temporaire à responsabilité morale à charge de l’ASBL. Cela permet également un suivi plus précis des activités de l’ASBL  », poursuit-il. Si ce système de convention d’occupation temporaire permet à ces collectifs d’occuper des espaces, il ne s’applique qu’aux ASBL. Une réglementation que regrette ce membre de La Clef. « C’est dommage que certains groupes se retrouvent dans l’illégalité car ils n’ont pas réussi à obtenir ce statut  »,  conclut le membre de la Clef.

 

Malgré une valorisation des projets de réhabilitation par la commune et les ASBL telles L’Accroche ou La Clef, il reste difficile de pouvoir lancer des projets socio-culturels comme a voulu le faire le foyer de luttes cette année. Si le statut n’est pas le même entre les différents acteurs de ce domaine, ces derniers partagent le même but : redonner vie à des lieux oubliés. Julien et Allister* ne comptent d’ailleurs pas laisser tomber leurs projets suite à l’expulsion du foyer de luttes. « On va continuer !  », assurent les deux étudiants.

 

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