Transidentités : uniques en leurs genres

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Transidentités : uniques en leurs genres

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Transidentités : uniques en leurs genres

29-04-2019   Long format

Eclairages sur un phénomène de société encore mal compris.

Etre trans au quotidien: iels se racontent

Philippine, une femme pas comme les autres

Assignée garçon à la naissance, Philippine n’a jamais été en adéquation avec son genre. Elle a toujours senti au plus profond d’elle, qu’elle était une femme. Son enfance, son adolescence et même sa vie adulte ont été des périodes assez noires. C’est avec l’aide de son médecin traitant que Philippine a commencé à prendre confiance en elle et à assumer sa féminité. En 2016 elle reçoit ses premières hormones. Elle peut enfin débuter sa transition d’un corps masculin qu’elle n’a jamais voulu vers un corps de femme. Cette transformation a été pour elle, libératrice.

   Philippine Dhanis espère récolter 12.000 voix pour devenir députée (crédit photo : Loukakis Apostoli)

 

Aujourd’hui, c’est un tout autre défi qui attend Philippine. Elle veut devenir la première personne transgenre députée au Parlement fédéral. Ce challenge peut sembler impossible mais Philippine a trouvé la formule : “C’est tellement impossible que j’y arriverai.”


De Bruno à Gabrielle

Il aura fallu 35 ans à Gabrielle pour se trouver. Coincée dans une assignation de genre qui n’était pas la sienne, elle ressentait un besoin irrépressible d’enfin exprimer qui elle était vraiment. Elle est donc partie à la recherche d’elle-même. Après cinq années d’introspection, elle décide de sauter le pas : elle ne sera plus jamais Bruno. Gabrielle est née. Elle décide également de se faire opérer pour ne plus avoir ce sexe masculin qui ne lui convient pas. Un long cheminement personnel, fait de réflexions profondes sur sa nature, de doutes mais aussi de détermination.


Gabrielle est habituée des objectifs. C’est aussi une manière pour elle de s’affirmer. (crédit photo : Loukakis Apostoli)

À l’occasion de la projection d’un film documentaire qui lui a été consacré – Gabrielle ou le saut de l’Ange – nous avons pu la rencontrer. Elle nous raconte son parcours.

La renaissance de Ceilaen

Je n’ai jamais été une fille ! Toute ma vie, on m’a dit que les filles doivent se comporter d’une certaine façon. Moi je n’en n’avais pas envie.

J’avais déjà entendu parler de transidentité mais les médias n’ont pas une image réaliste des personnes transgenres. Dans le discours médiatique, une personne trans est en grande souffrance, elle se sent dans le mauvais corps. Il faut impérativement qu’elle se fasse opérer. Je n’ai jamais ressenti cet écho. Mais on ne va pas se mentir, il y a des parties de mon corps avec lesquelles j’ai un peu plus de mal mais pas non plus au point de me dire que si je ne passe pas sur le billard je vais mourir.

Le parcours de Cailean en inspire d’autres… (crédit photo : Della-Mora Marie-Gabrielle)

 

Quand j’ai rencontré d’autres personnes transgenres, que nous avons parlé de concept de genre, de non-binarité, etc, je me suis rendu compte qu’il y avait d’autres vécus qui correspondaient au mien. C’est là que je me suis autorisé à me définir autrement. Je me sens mieux quand on me perçois comme un homme. Cela me correspond beaucoup plus.

Après plusieurs tentatives, j’ai choisi le prénom de Cailean. Pour la petite histoire, j’écris des fanfictions sur Internet. Je donne des noms à mes personnages. J’utilise beaucoup de sites pour trouver des prénoms. Je regarde aussi des descriptions de personnalités. En l’occurrence, j’avais choisi le prénom de Cailean pour un bébé qui devait naître dans une histoire. Je n’en cherchais pas encore un pour moi. C’est au moment où celui-ci devait voir le jour,  que j’ai relu la description du prénom et cela me correspondait.

Au final c’était un peu comme un prénom de renaissance. Je l’ai essayé avec un groupe d’amis qui est derrière moi depuis mon coming out. Il a fallu qu’on m’appelle deux, trois fois Cailean pour me dire que c’était le bon, je ne change plus.”

Des identités encore mal comprises

Les médias partagent de plus en plus d’articles sur les personnes transgenres. Cependant, les gens savent-ils exactement ce qu’est la transidentité ? Nous avons posé la question autour de nous, à des personnes de tout âge. Voici leurs réponses.

Sur cet échantillon, nous pouvons observer un fossé générationnel. Là où les jeunes, en milieu surtout étudiant, semblent plutôt bien renseignés sur la question malgré quelques hésitations, les personnes plus mûres semblent bien ignorantes. Certaines n’ayant même jamais entendu ce terme de « transidentité ».

Frédéric Burdot, psychologue spécialisé dans l’accompagnement des transgenres et sexologue au CHU de Liège décrypte la notion de transidentité.

La transidentité, c’est le fait de ne pas se reconnaitre dans le corps que l’on a. Il n’est pas en adéquation avec son sentiment identitaire, avec la façon dont on est genré. Un transgenre ne se reconnait pas dans les caractéristiques sociétales du genre qu’on attribue à son corps.

Le mot transsexuel quant à lui n’est plus utilisé. Il est apparu dans les années 80-90 et renvoie à la vision de reprendre le contrôle du binarisme, de faire passer un individu d’un corps à l’autre. C’est-à-dire de transformer un homme en femme et inversement.

Mais ce mot est connoté car il renvoie à la pornographie, à quelque chose de sexuel, de négatif. Alors qu’à la base de la transidentité, on trouve une question de sentiment identitaire, cela n’a rien à voir avec l’attirance sexuelle.
Ce mot encore trop souvent utilisé dans la psychanalyse donne une dimension pathologique à ce que les personnes transgenres traversent. C’est pourquoi aujourd’hui, on utilisera le mot transgenre et non plus transsexuel.

Carcan sociétal

Cependant, la transidentité est encore considérée négativement. C’est surtout le contexte social fermé qui est source de souffrance pour les personnes transgenres.

 Une personne transgenre veut avant tout se réapproprier son identité. Le passage de l’enfance à l’âge adulte est souvent le moment où une personne transgenre prend conscience de sa situation exceptionnelle. En effet, le corps ne correspond pas de plus en plus à ce que la personne est à l’intérieur : elle peut avoir l’impression que le corps n’est pas « fini », et vit une sorte de court-circuitage de l’identité. L’identité est imposée par le corps biologique, cependant le corps biologique n’est pas le problème dans l’absolu, c’est la représentation sociale du corps qui l’est et en fait un carcan.

Avant 2004, j’étais psy au sein des équipes médicales spécialisées qui s’occupaient de la transformation physique imposée aux personnes transgenres qui voulaient changer de genre. Mes patients allaient donc vers leur transformation physique et un soutien psychologique était obligatoire au niveau législatif. Mais nous étions beaucoup plus dans l’évaluation que pas dans l’accompagnement : « le patient a-t-il tous ses moyens pour prendre cette décision de transition ? ».

Heureusement, il y a une évolution actuellement dans la manière de traiter la question de changement de genre. Maintenant, on s’intéresse aux éléments qui représentent le genre. La réflexion s’oriente sur ce terrain-là, à contrecourant des dictats sociaux. Et non plus sur le simple champ médical avec la chirurgie et la prise d’hormones qui traite la question de manière simpliste. La médecine offre une réponse binaire à une problématique justement non binaire.

Accompagner et comprendre

C’est pourquoi mon aide repose avant tout sur la confiance et la sécurité. C’est primordial dans  l’accompagnement.
Avant, à partir du moment où on évaluait, on perdait toute confiance du côté du patient car il se sentait jugé comme malade. Aujourd’hui, je suis juste là pour accompagner. Ca a tout changé : les transgenres ne viennent plus avec des pieds de plomb. Parce qu’avant, on leur fixait un rendez-vous obligatoire tous les mois ! A partir de là, si la consultation se fait dans la contrainte, ça ne sert à rien et surtout ça ne fonctionne pas.

En tant que psy, il faut les aider lors de leur parcours de transition à penser à ce qu’ils sont en train de faire. Car c’est lourd sociétalement, donc il faut les faire réfléchir dans ce sens-là. Et non pas les « évaluer », comme la loi l’exigeait jusque très récemment.

Ainsi mon conseil pour une meilleure compréhension des transgenres  ne va pas plaire aux journalistes [rires] ! Mais il faut inciter les gens à être critiques envers les médias car ils simplifient trop les choses. Le parcours de transition des personnes transgenres est loin d’être un conte de fées.
Et surtout, il faut comprendre que tout le monde est concerné par l’aberration des deux genres. Chacun a le droit de disposer de son corps, de s’exprimer comme il veut. Pour moi, c’est souvent l’acte chirurgical qui pose problème : il déforme le corps et c’est irréversible, parfois pas foncièrement souhaité.
Dans un monde parfait, on n’aurait pas besoin de chirurgie et les gens seraient acceptés avec le corps qu’ils ont.

Grâce à cet éclairage par F. Burdot, nous vous invitons maintenant à vous tester via ce glossaire ! Maîtrisez-vous toutes les nuances de la palette du genre ?

GLOSSAIRE TRANSIDENTITE
Infogram
Une cause qui a ses militants

En Belgique, le Refuge est la première structure d’accueil de personnes LGBTQI rejetées par leurs familles. Elle permet à des jeunes âgés de 18 à 25 ans de bénéficier d’un hébergement, d’un appui moral et psychologique, ainsi que d’un suivi administratif. Le projet est porté par l’association Midnimo et soutenu par la ville de Bruxelles qui a débloqué une enveloppe de 25.000 euros. Mais aussi par de généreux donateurs privés, entreprises comme particuliers. Lukas Dhont, le jeune réalisateur belge du film « Girl », en est le parrain.

Comme tous les jeudis, c’est jour d’atelier au Refuge. La gastronomie espagnole est aujourd’hui mise à l’honneur. Dans la cuisine, l’ambiance de début de soirée est bon enfant. Bénévoles, membres, sympathisants, invités et jeunes bénéficiaires se retrouvent autour d’un apéro-maison avant de dîner tous ensemble. « On essaie de sortir les hébergés du seul cadre administratif, pour qu’ils respirent un peu » confie Ali Deberkale, directeur du Refuge bruxellois.

Dans les cuisines, bénévoles et jeunes hébergés préparent le dîner du soir (crédit photo/Vincent Petit)

 

L’atelier a des airs de fête improvisée. Une énergie fédératrice emplit le lieu. Celle des rencontres faciles et naturelles, celle d’une petite famille dont les membres ont à cœur la bonne réalisation du projet.  

 

Le Refuge, lieu de stabilité

La création du Refuge répond à une réelle demande sociale. L’intégration de personnes LGBTQI dans un refuge mixte ne se passe en effet pas toujours bien. « C’est le seul refuge pour la communauté LGBTQI. Est-ce que dans un autre service social, une personne trans pourrait s’entendre avec les autres jeunes, est-ce qu’un homosexuel un peu efféminé ça pourrait fonctionner ? Ce n’est pas pour créer du communautarisme, mais c’est malheureusement un vrai besoin » confie Ali Deberkale. Parmi les bénéficiaires, il y a aussi des exilés qui ont dû fuir leurs pays parce qu’ils y étaient menacés en raison de leurs identités. Ils pensaient être libres en Belgique, mais se retrouvent parfois à côtoyer leurs ex-bourreaux.

Comme chaque bénéficiaire du Refuge, Thibault, 20 ans, possède une histoire familiale lourde. « Quand j’ai fait mon coming-out, au début, il ne s’est rien passé. Mais pendant cinq ans, la relation que j’avais avec mes parents s’est dégradée. J’ai été délaissé, à m’enfermer dans ma chambre, à ne pas avoir à manger, à ne pas pouvoir me laver ou aller aux toilettes. Puis un jour, j’ai été mis à la porte par mes parents. Là, j’ai directement pris contact avec le refuge », explique-t-il. Un stagiaire est alors venu vers lui pour parler et l’accompagner dans ses démarches administratives. « Petit à petit, ça commence à aller mieux » dit-il, optimiste, « pour l’instant ce que je veux faire, c’est avoir un appartement. Dès que j’ai un appartement, je vais trouver un travail, j’ai déjà mon diplôme… Je veux juste reprendre ma vie en main et tout ira bien  », ajoute-il.


Complices, les jeunes bénéficiaires du refuge se soutiennent mutuellement (crédit photo/Loukakis Apostoli)

L’histoire de Riley fait écho à celle de Thibault, tout en étant singulière. « Ça fait deux ans que je suis en Belgique. Avec mon petit frère, on est venus ici retrouver mon père. Au début, il n’y avait pas de soucis, je ne lui avais pas dit que j’étais gay. Mais il l’avait remarqué. Il m’a dit que si j’étais gay, je devais le lui dire, et m’a menacé de me renvoyer en Afrique. Un jour, j’ai été le voir pour lui dire la vérité. On s’est disputé. Il m’a dit d’arrêter mes manières de fille. Les problèmes ont commencé. Il appelait ses amis. Ils venaient à la maison et se moquaient de moi… ».

Pour l’instant, le Refuge permet à quatre personnes d’être logées, mais en parallèle les membres aident des dizaines d’autres demandeurs. « Tous les jours nous avons des jeunes qui nous sollicitent, qui nous demandent de les aider » assure Ali Deberkale. Un projet qui est donc amené à se développer dans les années à venir.

Bruxelles n’est pas la seule ville où des associations se développent. Cailean, jeune trans, explique son rôle d’assistant social au sein de la Maison Arc-en-ciel de Charleroi.

“Le but de la Maison Arc-en-ciel est d’offrir un espace d’accueil pour les personnes qui sont LGBTQI, c’est-à-dire : gay, lesbienne, bixesuel, transgenre, Queer, intersexuel. Mais la MAC est aussi un lieu d’accueil pour les associations locales.

Dans un premier temps, nous accueillons les personnes, nous analysons leur demande,  nous pouvons aussi réaliser un suivi psychosocial et parfois nous les orientons vers d’autres professionnels. Nous organisons aussi des animations, des ateliers sur des thématiques diverses.

La MAC existe depuis septembre 2016. Cependant il n’y avait personne pendant très longtemps parce que l’employé est parti rapidement. Donc il n’y avait personne pour assurer les permanences entre la fin de l’année 2016 et 2018.

Nous avons des partenariats donc il y avait des personnes qui faisaient des permanences sociales ici. Dont ma collègue qui vient de Tels Quels.  

Ce qui est différent avec la Maison Arc-en-ciel de Charleroi, c’est qu’elle a été créée par deux associations qui sont Tels Quels et le CHEC.

Ce qui est super chouette avec la MAC de Charleroi, c’est que depuis le début nous avons un noyau de bénévole qui ne s’est jamais dissout, les personnes sont toujours actives.

Qui peut venir à la Maison Arc-en-ciel ?

TOUT LE MONDE. Les personnes qui sont persuadées de qui elles sont, celles qui sont en questionnement ou encore celles qui connaissent quelqu’un qui fait parti de la communauté LGBTQI et qui se posent des questions. Tant que cela reste dans la thématique des identités de genres et et des orientations sexuelles, tout le monde peut franchir la porte.

Les demandes des personnes peuvent être diverses. Le renvoi vers des professionnels se produit surtout pour des personnes transgenres qui ont besoin d’endocrinologues ou des chirurgiens. S’il y a une demande, nous renvoyons aussi vers des psychiatres mais il faut savoir qu’avec la nouvelle loi, il n’y a plus besoin que les personnes transgenres consultent un spécialiste pour accéder à la transformation physique.”

Le fait d’être transidentitaire n’a pas toujours eu le même statut. En effet, que ça soit sur le plan émotionnel, relationnel mais aussi juridique, cela a évolué.

Il y a eu deux moments clés ces dernières décennies qui ont permis une adaptation de la loi envers les personnes transgenres : en 2007 et en 2017.

La première loi a été votée le 10 mai 2007. Elle a amélioré les conditions concernant la modification de l’enregistrement officiel du sexe et du prénom sur l’acte de naissance. En effet, les personnes voulant effectuer cela devaient suivre un traitement hormonal et réunir deux certificats provenant d’un psychiatre et d’un chirurgien afin de « démontrer qu’elle avait subi une stérilisation irréversible, qu’elle s’était autant que possible adaptée à son nouveau sexe sur le plan médical et qu’elle était […] convaincue d’appartenir au sexe opposé à celui mentionné sur son acte de naissance  ».

Mais le 25 juin 2017 marque réellement un tournant. Une nouvelle loi est adoptée concernant la modification de l’enregistrement officiel du sexe et du prénom sur l’acte de naissance pour les personnes transgenres, celle de la reconnaissance du droit à sa propre identité de genre. La loi entre en vigueur le 1er janvier 2018 et depuis ce jour, il n’est plus nécessaire de fournir un quelconque certificat ou de subir des traitements médicaux. Le droit à l’autodétermination est le point de départ de cette nouvelle loi et la conviction personnelle devient suffisante pour modifier le sexe et le prénom sur les documents officiels.

La loi a donc changé au fil des années mais il a fallu du temps pour que cette modification officielle ne devienne qu’une simple procédure administrative. La dernière loi adoptée en 2017 a été un réel soulagement pour les personnes transgenres et cela s’est démontré par le nombre de modifications de l’enregistrement du sexe sur l’acte de naissance repris dans le registre national. En effet, ce chiffre passe de 110 l’année précédant l’entrée en vigueur de la loi à 571 en 2018.

À la fin de l’année 2017, 1054 personnes avaient déjà enregistré un changement de genre et en septembre 2018, elles étaient 1625. C’est à dire que sur le total des modifications officielles enregistrées au registre national, un tiers de ce chiffre a été produit en à peine neuf mois. Une preuve d’enthousiasme concernant l’adoption de cette dernière loi.

La procédure administrative est assez simple et accessible à tous. En effet, il faut être belge et majeur. Il suffit donc de se rendre au service de l’état civil de la commune dans laquelle on réside, de se munir de sa carte d’identité et d’une déclaration signée, stipulant que la personne est « convaincue depuis un certain temps déjà que le sexe mentionné sur son acte de naissance ne correspond pas à son identité de genre vécue intimement ». En ce qui concerne les mineurs, il faut atteindre l’âge de 12 ans pour le changement de prénom et de 16 ans pour le changement de sexe. De plus, l’accord signé des parents ou du tuteur légal est obligatoire.

Pour terminer, il faut être conscient de deux choses. Premièrement, le procureur du roi, qui analyse la demande, peut refuser votre déclaration si elle va à l’encontre de l’ordre public. C’est à dire si vous faites la démarche pour d’autres raisons que celle de correspondre à l’identité de genre ressentie. Deuxièmement, la procédure pour changer de sexe est irréversible. Le seul moyen de retourner en arrière est de passer par le tribunal de la famille.

Vous pouvez retrouver toutes les informations supplémentaires ainsi que le formulaire à remplir sur le site internet de l’Institut pour l’égalité des hommes et des femmes et sur le site du SPF justice.

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