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SuperGreen Me/The Ecoshop : Quand l’esthétique habille l’éthique

Voilà maintenant sept ans qu’Alexia et Valérie Berckmans ont lancé SuperGreen Me/The Ecoshop dans le centre de Bruxelles. Leurs ambitions sont alors simples, mais surtout novatrices : ouvrir une boutique physique offrant des articles du quotidien écologiques, éthiques, mais surtout esthétiques. Aujourd’hui, des clients de toute origine, tout milieu et âge accourent.

En marge des magasins d’alimentation biologique que compte le centre de Bruxelles se dresse SuperGreen Me. Valérie Berckmans, cofondatrice de l’Ecoshop, explique : « On s’est aperçu que sur le marché des magasins bio, il y avait une grosse offre de produits écologiques majoritairement alimentaires. Pour le reste, le cosmétique, les vêtements et accessoires, c’est beaucoup plus rare ». Les sœurs Berckmans (Alexia et Valérie) se sont donc concentrées sur des produits cosmétiques, d’hygiène et d’entretien, des articles de puériculture, des collections de vêtements pour enfants et adultes, des sous-vêtements, chaussures, accessoires et linges de maison, le tout, à faible empreinte écologique.

Tout débute il y a bientôt sept ans. Valérie Berckmans, propriétaire d’une boutique de vêtements de tissus bio et de récupération, décide d’acquérir avec sa sœur le local d’à côté. C’est la cadette, Alexia Berckmans, qui travaillera à temps plein dans la boutique. Fraîchement diplômée en science et gestion de l’environnement, elle trouve le moyen de joindre l’utile à l’agréable. Chez SuperGreen Me, l’importance est donnée aux choix des matières premières, de leur conception, et de leur transport. Les biens en vente sont réalisés et produits en Belgique ou alors sont issus du commerce équitable. Les articles proposés ont un impact minimal sur l’environnement. La plupart des produits proposés ont une capacité rapide de biodégradabilité.

« L’objectif premier était avant tout de casser cette image négative qui associe le bio avec le « laid ». Nous voulions vendre de jolis produits. Montrer que le bio qui est de qualité peut aussi être esthétique et agréable à porter », raconte Alexia Berckmans. Une vitrine qui se veut attrayante, de la couleur, du moderne,… Tout est mis en place pour intriguer l’œil du passant. Une formule qui semble porter ses fruits. Thomas S., client du concept store, témoigne : « Je viens ici, car je suis à la recherche de produits de qualité qui perdureront. La qualité est le critère principal, mais l’esthétique est tout aussi primordiale ».

Et pour cette ex-étudiante en bachelier en psychologie, l’humain est tout aussi important : « J’ai toujours été sensible à l’environnement, aux gens, à la nature, à la planète au sens large », précise-t-elle. Les produits cosmétiques et d’hygiène, les vêtements et autres textiles sont donc garantis sans produits chimiques toxiques pour le corps humain. Ce magasin, en plus de contribuer à micro-échelle à un retour vers une planète plus saine et plus éthique, est donc aussi un moyen de sensibiliser un maximum de personnes : « Ça peut paraître contradictoire, mais même au niveau de la vente, je ne pousse jamais à l’achat. J’invite souvent le client à acheter selon ses besoins. Si j’estime qu’il peut s’en passer, je le lui dis. Mon rêve serait d’avoir des clients et acheteurs responsables. Je continuerai à faire un maximum de mon côté pour avoir et pousser à un mode de vie le plus écologique possible. »

Laurenne K. Makubikua

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