économie

Une ferme dans la ville

20-10-2016   Magazine

La ferme Maxi-mille-liens est un endroit méconnu et insoupçonné par de nombreux bruxellois, un coin de verdure entouré par les tours et les immeubles des quartiers nord.

La froid s’est installé, la pluie est de retour et les métros sont toujours aussi bondés. Mais à quelques pas de la station Yser il existe un endroit qui arrive de par sa singularité à nous faire oublier ces travers du quotidien. En arrivant dans cette ferme urbaine on ressent un changement d’atmosphère : un hectare de nature où vivent en harmonie des lapins, des chèvres, des poules et même des chevaux, des rires d’enfants et une véritable chaleur humaine grâce à une équipe qui partage des valeurs et des projets communs. « C’est une ferme ouverte au public et non productive, ici on ne tue pas les animaux, on vit avec eux. C’est pourquoi notre philosophie est basée sur la relation avec les animaux  et sur l’apprentissage de tout ce qui touche à l’environnement et à la biodiversité » nous explique le directeur de cette ASBL M. Yves Wauters.

Et il suffit seulement de quelques minutes à l’intérieur de ce lieu pour constater que tous les éléments sont réunis pour parvenir à la réalisation de ces nobles projets. Centre de triage des déchets, compostage, station d’épuration des eaux usées, potager collectif ou encore récolte du miel figurent parmi les nombreuses activités proposées par l’équipe de la ferme : « Nous réalisons des programmes adaptés avec des professeurs pour des classes allant de la primaire à l’universitaire ». Ces activités ont donc la qualité de ravirent les petits mais aussi les grands : « Nous touchons bien évidemment les adultes : les habitants du quartier, des membres d’associations et même des Team Building ».

Mais à la vue d’une telle structure et de projets si concret et organisé on se demande rapidement comment tout cela arrive à prospérer. Cette ferme est totalement indépendante mais dépend des Espaces verts de la Ville de Bruxelles et de l’échevin Mr El Ktibi. Il y a également de nombreuses personnes qui aident et participent à la vie de ce lieu : «  Nous avons des stagiaires mais nous accueillons également des personnes en difficulté physique ou psychologique ». Enfin comme dans toutes ASBL  on retrouve la présence de nombreux bénévoles : des jardiniers amateurs, bricoleurs, amoureux de la  nature ou simple donateur toutes les aides sont les bienvenues pour cette ferme urbaine. « Tout le monde peut venir aider il faut juste que cela rentre dans un projet qui apporte quelque chose à la personne  et que cela contribue aux principes de l’association  ».

Grace à sa situation géographique, ses ambitions et ses démarches, la ferme du parc Maximilien est un endroit atypique mais surtout nécessaire car elle est porteuse d’un réel message et de belles promesses pour notre futur. Un futur où l’écologie, la consommation responsable et le respect de la nature et des animaux est au centre de tout.

Charlotte Médot

Crédits photo :
Google image, Jean-Paul Remy
Charlotte Médot

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